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16/06/2013

La fête d'épeire continue

D'après une idée piquée sur "fatras en bleu" que je trouve géniale voici ma fête d'épeire à moi

DSC_0233.JPG

Je ne sais pas si l'araignée est une épeire en fait?

14/06/2013

Des nouvelles des agénaires

Je vous ai bien laissés tomber mes amis blogueurs. Je n'avais plus ni le temps ni l'envie.

Et puis notre atelier des Agénaires a bien changé. De deux ateliers d'écritures de retraités nous n'en avons fait qu'un seul car beaucoup sont partis.... certains définitivement, d'autres parce que l'âge ou la maladie ne leur permet plus d'écrire où de se déplacer.

Cependant nous continuons quand même à nous réunir autour de textes que nous nous lisons.

Mon histoire d'enfance s'étire dans le temps. Je reviendrais vous en parler.

Pour ce retour je suis venue vous présenter le blog tout neuf d'une de mes amies d'atelier: Monique

qui viens de sortir son premier roman.

Voici l'adresse de son blog: http://apresleonzemars.blog50.com/

livre monique.jpg

 et la couverture de son roman.

Pour le moment c'est un ebook à télécharger sur une liseuse.

Les liseuses, je m'y suis mise et je trouve ça génial.

J'ai relu grâce à ça des tas de bouquins anciens que l'on trouve gratuitement sur Internet.

Je sais aussi mettre mes propres écrits sur ma liseuse.

Je reviendrais vous en parler

A bientôt

23/01/2011

Papillon de nuit

Voici une petite nouvelle que j'ai écrite à l'atelier d'écriture récemment:

 Papillon de nuit

-         Absurde ! De plus en plus absurde, se disait Mathieu, essayant de rassembler ses idées embrumées. 

Au sortir du sommeil, au lendemain d’une soirée de «  murge » avec ses potes, c’était mission impossible.

-         Qu’est-ce qu’il me dit ce flic ? Que j’ai été assassiné ? Que ma teigne de voisine, la mère Pitiot, a tout vu ? Qu’on a arrêté l’assassin, qu’il a avoué et que mon ADN était sur le couteau ?

Dans sa tête tout se mélangeait. La drogue, l’alcool (combien de vodkas ? un certain nombre).

Les pièces du puzzle s’agitaient dans tous les sens et rien ne collait ! C’était quoi cette embrouille ? Si seulement sa migraine s’arrêtait. Et l’autre imbécile, là-devant, qu’est-ce qu’il lui voulait ? Complètement « ouf » ! Surtout pas le contrarier, au cas où il deviendrait méchant !

-         Bon ! D’accord ! Je suis mort ! Dit-il soudain à l’inspecteur ! Maintenant, laissez-moi, car j’ai un terrible mal de tête. Je voudrais bien prendre une aspirine et retourner me coucher en attendant que ça passe.

Se dirigeant vers la cuisine, il allait subrepticement rassembler les restes de la débauche de la soirée, mais l’inspecteur ne le lâchait pas d’une semelle.

-         Ou allez-vous ?  Stop ! Ce n’est pas là que vous devez être !

-         Comment ça ? Où est-ce que je dois être ? Je vous dis que je vais prendre une aspirine et retourner dans mon lit.

-         Vous devez être couché là,  entre le canapé et le fauteuil.

-         Sur le carrelage ? Vous allez bien ? C’est dur et c’est froid !

-         C’est pourtant bien l’endroit où on vous a trouvé assassiné et il est interdit de modifier la scène de crime.

Tout d’un coup Mathieu  fut réveillé !

-         Mais il est vraiment fou ce mec ! Il ne voit pas que je suis vivant et bien vivant.

-         Eh ! Monsieur l’inspecteur ! Avec tout le respect que je vous dois, dans votre carrière, vous en avez vu beaucoup des morts, debout sur leurs deux pieds,  qui parlaient et qui marchaient ?

-         Là n’est pas la question ! Monsieur ! Ce n’est pas à moi de décider ! Je ne fais qu’obéir aux ordres et accomplir ma mission qui est de protéger la scène du crime. Mon administration vous a identifié grâce à vos empreintes et à votre ADN, elle a enregistré  votre décès, lorsque la police scientifique a donné ses conclusions. Ils sont forts les experts aujourd’hui et s’ils ont dit que vous êtes mort, vous êtes mort ! Alors je vous en prie, ne dérangez pas ma scène de crime ou c’est moi qui vais avoir des ennuis ! Je risque mon avancement vous savez !

-         Ca c’est la meilleure ! Malgré ce que votre administration a décrété, vous savez bien faire la différence entre un vivant et un mort tout de même ?

-         C’est pas mon boulot ! C’est le médecin qui décide. Il y en a un qui est venu tout à l’heure et il a signé pour dire que vous étiez mort, même qu’ il a demandé une autopsie vu qu’il y avait meurtre. Nous attendons un brancard qui doit vous emmener directement à la morgue, alors je vous en prie, reprenez votre place, là, sur la marque de craie et, attention, bien dans la même position. C’est l’expert en chef qui l’a faites et il est extrêmement maniaque, il  faut que le mort rentre bien dedans !

-         Monsieur, je vous en prie ! Laissez moi aller dans mon lit, j’ai mal au crâne ! Je peux bien être mort dans mon lit ?

-         Non ! Non ! C’est-ici !

Et d’une main ferme il obligea Mathieu à se coucher entre les marques de craie, lui repliant les jambes en position fœtale pour qu’elles soient bien dans le dessin.

Mathieu n’avait plus de réaction, il se laissa faire docilement. Le froid du carrelage lui fit même du bien à la tête. Il y écrasa sa joue en feu. Son bras gauche était coincé sous son corps et il essaya de le bouger pour avoir une position plus confortable.

-         Non ! Non ! Pas comme ça rectifia l’inspecteur ! Votre bras était dessous !

Fataliste, Mathieu  accepta.  Il tint la position, le bras plein de fourmis.

Au bout d’un moment, son gardien bien planté au dessus de lui, immobile, presqu’au garde à vous, tel un Horse Guard de la reine d’Angleterre, Il commença à s’engourdir et ses yeux se fermaient sans qu’il puisse résister.

Dans sa tête les pensées s’enchevêtraient :

-         Il dit que je suis mort ! Peut-être que je suis vraiment mort ? Je ne suis jamais mort avant, alors comment puis-je savoir comment on est quand on est mort ? Ce policier doit savoir de quoi il parle. Il est tout le temps sur des scènes de crime ! Moi à part ma vieille tante Adèle qui avait 98 ans que j’ai vu morte dans son lit et qui avait l’air de dormir, je n’ai jamais vu de mort.

Tout d’un coup son mal de tête disparut ! Il se sentit soulagé, il lui sembla qu’il renaissait.

Dans sa tête une phrase d’un livre qu’il avait lu récemment, se mit à lui tourner dans la tête :

-          « La réalité c’est ce qu’on croit ». Ma réalité d’aujourd’hui c’est quoi ? Je n’ai plus mal à la tête et je suis mort ?

Alors ! En fin de compte, on est mieux mort que vivant !

Et, sans s’en apercevoir, il s’endormit.

Les brancardiers qui arrivèrent une demi-heure après chargèrent sur le brancard un corps inerte et déjà presque froid. La fermeture éclair de la housse mortuaire se referma sur son visage avec un crissement léger.

A la morgue, le légiste conclut à une mort par arme blanche. Le couteau avait transpercé le cœur.

Aucun autre organe n’avait été touché.

-         Un mort sans problème conclut-il en recousant le torse.

-         Eteins cette lampe et ferme la fenêtre dit-il à son assistant, ou on va se faire bouffer par les moustiques.

Le papillon de nuit qui tournait autour de la lampe chirurgicale, s’envola par la fenêtre vers la lumière du lampadaire et personne ne fit attention à lui.

Les papillons de nuit s'envolent vers la flamme

Comme aux feux de l'amour s'en vont toutes les âmes.....

Comme

 

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