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28/10/2008

De Lisette: Ballade d'automne

 

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J’ai pris les deux «  ailes » de ballade pour partir au Grand Parc,  cette fin de septembre, à l’époque où l’automne donne son signal pour peindre la campagne.

-      Alors, Allez-y les peintres de l’automne ! Mais pas  trop vite ! Pas tout de suite ! Mais tout de même, imperceptiblement, jour après jour, balayez moi tout ce vert dont je commence à avoir assez.

Le défilé de mode de l’automne c’est maintenant !

Alors le jaune s’avance et dit :

-          C’est moi qui commence ?

-          Si tu veux ! Vas-y ! D’ailleurs ? Avoue-le !  Sans rien dire tu as déjà commencé en te faisant aider par les insectes, champignons et autres brigands se nourrissant sans vergogne de cette abondance de chlorophylle !

-          Oui ! Je l’admets ! dit le jaune, à chaque prédateur je confie un pot de peinture avec ordre de peindre un peu l’espace autour de son assiette.

 

-          J’ai fait pareil, avoue en rougissant un peu, le marron. Oui ! Je sais ! Ca ne fait pas propre ! Mais cet univers vert me déprime et moi, on ne fait appel à moi que sur la fin, alors je ne dure pas assez longtemps. A peine les feuilles se parent-elles de ma chaude couleur qu’elles se dessèchent et tombent. Avouez que c’est frustrant ! Alors j’en profite pour m’étaler en petites touches tout au long de l’année.

-          Ce qui n’est pas bien c’est de te faire aider par toute cette vermine !

-          Il faut bien que tout le monde vive, rétorque le marron. Et d’ailleurs ! Les verriez vous toutes ces attaques,  si je n’étais pas là ? Je vous donne l’alerte.

Et même eux sont parfois beaux à voir. Je sais, tout le monde ne se ballade pas avec un microscope. Et pourtant ! Avez-vous observé le réseau de blancheur que tisse un oïdium ? Avez-vous admiré de plus près, la rutilance de la minuscule araignée rouge ?

Qui a regardé les rayures irisées et métalliques du simple doryphore qui se nourrit d’une feuille de vos plans de pomme de terre ?

Alors moi, continue le marron, moi je leur prête ma couleur pour qu’au moins on sache qu’ils sont là !

-          Bon ! D’accord ! Mais n’en abuse pas ! Car si vous continuez, toi et tes copains, il n’y aura

plus de vert les années prochaines et même toi le marron tu disparaîtras pour faire place au seul gris des bûches de la cheminée.

Impériaux et hautains, indifférents à cette controverse sans issue, le rouge et l’orange attendaient.

Eux, c’était le luxe, le luxuriant même ! Depuis longtemps ils s’étaient partagé les espèces nobles : érables, hêtres etc….

Le rouge flamboyant, fraîchement débarqué du Canada, se haussait le col avec ses histoires d’été indien, de forêts immenses et de grands lacs où se mirait sa couleur profonde.

C’est vrai que ce rouge là peint des paysages magnifiques.

-          Mais moi aussi, dit l’orange,

 

-          C’est vrai ! C’est vrai ! On ne t’oublie pas ! Et sous nos latitudes c’est plutôt toi qui donne le ton !

 

-          Avec moi ! Avec moi ! s’insurge le jaune ! Moi je suis là du début à la fin et toi, l’orange, tu ferais bien de te rappeler que tu n’es rien d’autre qu’un mélange de rouge et de jaune !

 

Tout à coup, dans un coin, une voix toute fluette, tellement fluette que le silence s’établit autour d’elle faisait taire le vacarme ambiant.

-          Hé ! Les copines ! Sans moi vous ne seriez pas là ! C’est moi qui donne le signal et pourtant personne ne me voit. Je ne suis qu’une petite hormone mais je n’ai qu’à apparaître et la fabrication de chlorophylle s’arrête !

C’est moi qui mets les pendules à l’heure de l’automne.  A moi le vert obéit ! Je lui dis « Vas-t-en ! » et il s’en va ! Et vous, qui étiez cachées dessous,vous pouvez apparaître.

Qu’est-ce que vous dites de ça ? Petite mais costaud !

Lassée de ce charivari coloré, je fermais mes oreilles à la voix des couleurs  pour ne plus que les regarder, tellement belles, tellement variées. Ensemble chatoyant sans nulle cacophonie.

Dépêchons nous de les dévorer des yeux avant que tous les arbres peints par l’automne ne disent à l’hiver : « Déshabillez moi ! »

 

09/10/2008

De Lisette: La naissance

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Une toute petite Justine de quelques heures dans la main de son papa et le slam qu'avait écrit sa "grand tatie" en novembre 2007 pour une soirée rencontre avec d'autres slameurs de tous âges:

T’es née là, tu sais pas pourquoi?
Tu savais même pas qu’t’étais toi.
Dans l’ventre de ta mère t’étais bien
Nourrie, logée, besoin de rien

Pis un jour on t’as expulsée
T’as même pas reçu d’lettre d’huissier
Sans t’ prévenir on t’a j’tée dehors
Et pourtant t’étais pas d’accord.

Dans un tunnel on t’as poussée,
C’était étroit, t’étais coincée
T’avais mal, t’étais toute froissée,
La tête en bas, tu es tombée

Après le choc, tu as pleuré
Ils ont dit : Bien ! L’a respiré !
Toi t’étouffais, T’étais sonnée
T’avais froid, t’étais tout mouillée.

On t’as lavée, frottée, séchée,
T’étais toujours pas rassurée
Pourtant tout d’un coup t’as perçu
Un bruit qu’était pas inconnu.

Sur le lit où t’étais couchée
Il y avait un cœur qui battait,
L’était plus loin, mais c’est certain
Tu l’ connaissais et même très bien

Une main sur toi s’est posée,
Et doucement t’as caressée
Alors là ! Pas d’doute quelle joie
Elle était là, tout près de toi.

Même si on t’avais mis dehors
T’avais seulement changé de décor
T’avais seulement déménagé,
Est-ce qu’il s’ra plus cher le loyer ?

04/10/2008

De Sylviane: le chat

Les agénaires, c'est bien connu, aiment les animaux. Ce sont leurs compagnons de vie. Ce sont les enfants qui remplacent, un peu, les leurs qui ont grandis. Ecoutez Sylviane medium_Sylviane_the_kid_copie.jpg

nous parler de Julie:
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Julie

Je voudrai être comme toi le chat, j’envie ton destin, surtout quand tu parcours les rues la nuit. Tu ne sors pas pour aller quelque part, mais pour explorer, irradier le paradis avec ton pelage.
Tu prends ce qu’on te donne, puis tu t’en vas, en ondulant comme un serpent.
Il me manque tes belles moustaches pour posséder, comme toi, un sens supplémentaire, analogue aux antennes de mouches ou de papillons.
Tu prends des allures de grand sphinx allongé au détour d’un chemin ou perché sur un arbre.
Pourquoi as-tu décidé de devenir un animal domestique ?
Certainement pour pouvoir dormir devant un bon feu de cheminée.
Chat, tu marches en confiance au milieu d’un monde un peu fou. Ton grand charme de chat c’est ton calme, quand tu rodes dans ton jardin ou dort dans la maison sur le canapé. Mais tu as toujours une moustache en éveil, pour que rien ne t'échappes.
Je ne trouve aucune critique à te faire concernant ton air de supériorité.
Je voudrais être comme toi, le chat, avec ta grâce, ton élégance, ton indépendance, ton arrogance et cette façon de regarder d’un œil vague, tranquille et expert.


Regardez la vidéo de Lyly qui a remplacé Julie:

Lyly
envoyé par skupi


Lisez l'histoire triste de Malou racontée par Janine : Malou.doc
ou celle du chaton Mickey d'Yvette
Mickey_le_chat.doc
ou bien le petit texte de Lisette sur la Miette:

La_Miette.doc

Et par tradition pour clore cette chronique, la petite chanson qui va avec:
 
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