logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

23/04/2010

Ma guerre Ch. 2 (fin 1939)

Imaginez! Imaginez seulement cinq minutes le traumatisme d'une population, lorsqu'elle voit apparaître sur les murs ce type d'affiche:

ordre de mobilisation.jpg
2 septembre 1939, juste à la rentrée des classes pour ces écoles que nous a présentées récemment fjegou . Moi je n'y allais pas encore. Tout d'un coup, les familles se sont trouvées bouleversées. Les hommes, les maris, les frères, les fils devaient partir en suivant les ordres indiqués sur leur livret militaire. J'ai retrouvé celui de mon père . Sur la première page centrale, il est dit qu'il est en départ différé de 30 jours. En effet, la SNCF doit assurer le transport des troupes et a donc besoin de ses cheminots. Sur la page suivante cela est écrit. Mais ensuite, il doit se rendre à la Caserne Dode à Grenoble.
Je vous laisse apprécier le détail du paquetage à prévoir pour les militaires, ( jusqu'aux caleçons qui peuvent être en cretonne), pour partir à la guerre:
Livret militaire Léon HJ4.jpg
A Noël, avec ma maman Berthe, nous avons pris le tran pour aller le voir dans sa caserne. Voici mes souvenirs:

Elles sont allées voir Léon à Grenoble où il est mobilisé.

 

Elles, c’est Berthe et Lisette qui a deux ans et demi. Elles ont pris le train, une fois de plus, ce moyen de communication si familier de mon enfance. Il y avait beaucoup de monde et c’était un train, pas une micheline. Un vrai train avec une locomotive à vapeur, une grosse locomotive noire dont on apercevait le mécanicien et le chauffeur tout aussi noirs que la locomotive, passant la tête à chaque gare pour vérifier que tout allait bien. Les wagons eux étaient verts avec des compartiments tous munis d’une porte individuelle avec une poignée de cuivre doré. Pour y accéder il y avait deux marches très hautes, trop hautes pour les jambes de Lisette qui avait du se faire porter. Sur le quai, le chef de gare avait la lourde tâche de vérifier, avant de donner le coup de sifflet du départ, que toutes les portes étaient bien closes.

A Grenoble, la caserne Dode et il travaillait au bureau des Effectifs. Lire la suite

 

Et retrouvez moi en photo avec mes genoux en dedans et mon doigt dans le nez, devant le café hôtel où nous avions couché, maman et moi

Lisette à Grenoble hiver 39.jpg
Et mon père Noël de 1939
DSCN2350.JPG
A suivre....

 

Commentaires

Tu as bien su nous décrire l'ambiance de cette époque que je n'ai pas connue car arrivée après guerre.
Bises

Écrit par : Biche | 23/04/2010

je sens que nous allons apprendre beaucoup de choses , nous les gens d'après la guerre, ceux qui n'ont connu que les larmes de rage de leur mère devant le paquet de sucre envahi par les fourmis...je crois qu'il fallait encore des tickets pour certaines denrées en 47.
tu fais bien de raconter tout cela .
bon week end
bises

Écrit par : josette | 23/04/2010

Coucou Lisette !
La chanson représente bien la réalité de la guerre .
J'ai le même père-Noël que toi , il appartient à Gilbert mon z'amour .
Photo de toi naturelle avec tes petits genoux et le doigt occupé , hi !
Bon samedi bizoux Françoise !

Écrit par : françoise la comtoise | 24/04/2010

Bonsoir et merci pour ton fort gentil commentaires ...
tu as raison mais ce tableau "Le tripot" de Buland me semble une parfaite illustaration du "Joueur" de Dosto , quant au personnage barbu je pnche vers Raspoutine ..
ton blog me semble des plus intéressants ....c'est un plaisir que de lire ...merci et bonne soirée

Écrit par : Bernard | 24/04/2010

merci de ton passage.

Alors le "carton à chaussures" et ses souvenirs n'est pas mort ?

Dominique

Écrit par : papydompointcom | 24/04/2010

c'est bien raconté et fort intéressant ....
mais quelle raclée nous avons reçu en 40...


"Mon but n'est pas de chercher noise

Guerres saintes, guerres sournoises,
Qui n'osent pas dire leur nom,
Chacune a quelque chose pour plaire,
Chacune a son petit mérite,
Mais, mon colon, celle que je préfère,
C'est la guerre de quatorze-dix-huit!

Du fond de son sac à malices,
Mars va sans doute, à l'occasion,
En sortir une - un vrai délice! -
Qui me fera grosse impression...
En attendant je persévère
A dire que ma guerre favorite,
Celle, mon colon, que je voudrais faire,
C'est la guerre de quatorze-dix-huit! "

Écrit par : Zorg | 24/04/2010

Je n'ai aucun souvenir de la déclaration de la guerre. J'avais 3 ans en 39 et les premiers datent de 40 avec les bombes et les descentes dans les caves la nuit.
Tu racontes bien !
Le grillon

Écrit par : Christian | 28/04/2010

Les commentaires sont fermés.

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique