logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

27/04/2010

Ma guerre. Ch 4 La bouffe

Je continue. Mais prenez bien conscience que ce n'est pas la grande histoire que je vous raconte mais seulement mes souvenirs, à moi, de ces années là! Alors! La petite fille que j'étais se rend compte aujourd'hui qu'elle a eu beaucoup de chance. lui), Après la signature de l'armistice de 1940. Ecoutez Pétain l'annoncer sur la radio: 

Ce fut la démobilisation. Mon papa Léon, s'est remis au service de la SNCF et donc il a pu revenir dans ses foyers. Quand il était en instance de démobilisation, il s'est souvenu d'avoir vaguement entendu parler, par un aûmonier militaire, de l'appel de de Gaulle du 18 juin, mais pour l'armée Française vaincue de l'époque ce n'était même pas un vague espoir! Nous avons quitté Ruy et les grands parents pour revenir à Condrieu. Hier j'ai regardé Google map et j'ai retrouvé ma maison 1 Grande Rue, à peine changée. Seule la couleur des volets a changé, ils sont marrons et quand j'y étais ils était gris. Je pense que c'est le même bois , plus de 70 ans comme moi.  La fenêtre de la cuisine c'était la droite, la chambre la gauche. A côté il y avait un bureau de tabac qui apparemment n'y est plus. Une rue étroite, du vieux Condrieu, juste en face de l'Eglise. J'allais à pied à l'école: l'ecole des Marroniers qui existe toujours

i grande rue Condrieu.JPG
Nous avons repris un semblant de vie normale, j'ai grandi, je suis allée à l'école, j'ai appris à lire et ce que je vais vous raconter maintenant c'est notre vie de 40 à 44, avant qu'arrive le grand évènement de la libération.
Une des grosses préoccupations du moment c'était la bouffe:
Voici ce que j'ai écrit à ce sujet à l'atelier d'écritures.

Ah ! Les problèmes de bouffe et de chauffage ! C’était la préoccupation principale de maman Berthe et de Léon, dans ces années 40 et ça a bien duré jusqu’en 46, au moins, alors que la guerre était finie depuis plus d’un an ! Les courriers que j’ai conservés,  que ma maman Berthe échangeait avec sa belle mère, Marie, sont pleins de phrases très éloquentes à ce sujet du genre :

-    On a touché du charbon !

-    Merci pour le morceau de savon !

-    J’ai fait la queue deux heures à l’épicerie du port,  pour avoir une boîte de pâté. Je ne sais pas ce que c’est ?

 Mimi me fait marcher ! Il me dit « Ca doit être du chien ! » On s’en fout on va le manger quand même !    Lire la suite

 

 

Sur la radio jointe à cet article j'ai mis, parce qu'elle est de 1940 et parce que j'adorai chanter à tue-tête cette chanson: "Jim le gaucho" d'un chanteur oublié: Clément Duhours (La connaissez vous?)

 

Commentaires

je ne connaissais pas" ta" chanson Jim le gaucho, je me couche plus savante ce soir! je suis encore hésitente pour mettre en ligne la vie de mon père, il a fait tellement de choses que les autres papas ne font pas ! j'ai bien peur de passer pour une foutue menteuse!tu as du courage de raconter des choses vraies, et de parler de tes parents .
bises

Écrit par : josette | 27/04/2010

C'est super, continue !
A propos du journal de cuir, ne t'inquiète pas, il n'y a pas d'histoire d'inceste, ce n'est qu'une ressemblance. Pour aller plus vite et ne pas lasser mes amis, j'en mettrai bien un peu plus long, mais certains trouveraient qu'il y a trop à lire. Ah quel dilemme!
Bises. Hélène

Écrit par : helene merrick | 27/04/2010

Bonsoir Lisette, petite précision : les méchants sont passés au C.R.O.U.S. parce qu'ils ont "pisté" Elisabeth et l'ont retrouvée à son travail, à part ça je n'ai pas voulu entrer dans leurs arbres généalogiques, on n'en sortirait plus !
A demain. Bonne nuit. Hélène

Écrit par : helene merrick | 27/04/2010

Coucou du soir !
Mes parents m'en parlaient des tickets , maman vivait à la campagne et m'a dit ( si mes souvenirs sont bons ) qu'ils n'ont pas trop ressenti le manque . Merci pour ton poème sur ton com .
Bonne soirée bizoux Françoise !

Écrit par : françoise la comtoise | 27/04/2010

les souvenirs montent dans ma tête, voilà une autre époque très differente de celle d' aujourd' hui , Lé Général de Gaulle ne savait jamais de problème de burqa, ni de la polygamie, hélas

Écrit par : simon1er | 27/04/2010

Tu oublies de parler des tickets de rationnement. Tant de grammes de pain, par personne, un peu plus pour les travailleurs de force. Sur cette carte de tickets, il y en avait pour tout: pain(souvent du pain de maïs), matière grasse (souvent du saindoux, chocolat, tabac, sucre, etc etc.
Il fallait aller les chercher à la mairie, et nous touchions suivant la composition de la famille.

Le boulanger coupait le pain au pif, mais s'il y avait 20 grammes de plus, il l'enlevait, même si c'était un voisin, comme le nôtre. Dernière chez nous il y avait le jardin-verger de l'hospice, il y avait juste un petit ruisseau entre notre lavoir et ce petit muret du jardin. J'allais souvent y piquer des fruits et même des légumes. J'avais 10 ans en 41, et j'avais de l'eau jusqu'au genoux. Nous allions aussi glaner quand c'était la saison et aussi ramasser les petites pommes de terre que le paysan ne ramassait pas, un peu plus grosses qu'une mirabelle !! De la rapine, bien sûr que j'en ai fait et je n'avais aucun remord.

Belle soirée

Écrit par : patriarch | 27/04/2010

Les ges se debrouillaient pour survivre Tes paroles me raménent en echo les paroles de mes parents lorsqu'ils avaient besoin d'en parler
Bonne soirée Bises

Écrit par : fleurbleu | 27/04/2010

Tu racontes bien tes souvenirs d'enfant de la guerre. J'étais trop jeune pour me souvenir de quoi que ce soit en Italie, sauf que je disais lorsque on devait fuir dans les abris : j'ai mal au ventre. C'est ce qui m'a été rapporté et quelques petits souvenirs que me raconte mon frère aîné. Merci d'avoir fait une petite visite sur mon blog. Bise.

Écrit par : pimprenelle | 27/04/2010

Coucou Lisette !
Merci pour ta poèsie
sur ton com toute finette ...
******************************************************
Hi ! la poésie et moi on ne se comprend pas et je te la laisse .
Bonne soirée bizoux Françoise !

Écrit par : françoise la comtoise | 28/04/2010

Gap était une préfecture tranquille et mon père travaillait aussi à St Bonnet. Les paysans qui venaient au marché payaient en pommes de terre, légumes et beurre ou lait. Je ne me souviens pas avoir eu faim pendant la guerre. Un souvenir vivace, c'était la disparition des bananes et des oranges dont j'avais le souvenir et quand je demandais quand il serait possible d'en avoir, on me répondait : à la fin de la guerre !

Bises du grillon

Écrit par : Christian | 28/04/2010

désolée ma Lisette, je t'ai vu danser la giguedouille d'ailleurs tu chantais à tue-tête " jim le gaucho "en dansant!
merci de ton commentaire ma bonne "vieille"
ma mère allait au ravitaillement en vélo à pneus pleins , à 35 kms de chez elle, pour un demi litre de lait seulement parfois. tout le monde faisait du jardin où les fleurs n'avaient pas la part la plus belle , ma grand mère élevait des lapins des poules dans un petit jardin car c'etait la ville ! chacun ne comptait que sur ses bras pour survivre et les faineants étaient rares!
bises

Écrit par : josette | 29/04/2010

J'ai eu la chance de ne pas connaitre mais ma soeur Lisette dit toujours : "et dire qu'on m'a fait chanter maréchal nous voilà !"
Ma pauvre frangine en a bien bavé à cette époque bien qu'elle n'était pas bien grande.
Bises

Écrit par : Biche | 29/04/2010

Les commentaires sont fermés.

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique