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16/11/2008

De André: Ma vision du bonheur

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Notre Dédé la Pendule nous l'appelons comme ça car dans ses textes les heures sont toujours exactes, est un homme au grand coeur.
Il voulait suivre les pas de Saint François d'Assise, mais sa vie en a décidé autrement.

Cependant, tout au long de sa vie son désir fut de se tourner vers les plus pauvres, les 

paumés  comme il se qualifie souvent lui-même!

Ses textes montrent souvent l'ironie avec laquelle il se juge.

C'est un acteur né, ses grandes mains fines mimant son texte au fur et à mesure qu'il le lit.

Voici sa vision du bonheur:

 

 

 

Etre heureux, ce n’est pas amasser de l’argent,

Jouer avec les femmes une comédie grotesque

Inviter ses amis dans les grands restaurants

Pour leur faire partager un repas gigantesque

 

C’est bien plutôt nourrir ceux qui sont affamés

Porter aux prisonniers un brin de réconfort

Aider les déprimés à assumer leur sort

Pour qu’ils se relèvent et partent d’un bon pied

 

C’est se faire des amis parmi les vagabonds

Défendre l’innocent au péril de sa vie

Et c’est surtout avoir une prédilection

Pour ceux que notre monde rejette et humilie

 

Et même les drogués ne sont pas des épaves

Ce sont des êtres humains qui ont besoin d’amour

Et nous devons ensemble voler à leur secours

Afin qu’ils se relèvent et deviennent des braves

 

 

Quand nous aurons appris qu’être heureux c’est aimer

La vie sera pour nous un conte fantastique

Que nous soyons chrétiens athées ou agnostiques

Nous connaîtrons le sens du mot félicité

 

Quelque peu mysogine, sa dulcinée n'est-elle pas "Bécassine" Saturnin_et_Bécassine_n°_1cor.doc, Saturnin_et_Bécassine_n°_2_corrigé.doc,

 

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dans notre atelier c'est cependant un charmant compagnon qui manie avec élégance et délicatesse la langue française.

Pourquoi se prend-il pour Saturnin? qui n'est qu'un gentil petit canard.


Découvrez Chantal Goya!

 

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D'autres textes d'André sont réunis dans ce blog

Découvrez Chantal Goya!

28/10/2008

De Lisette: Ballade d'automne

 

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J’ai pris les deux «  ailes » de ballade pour partir au Grand Parc,  cette fin de septembre, à l’époque où l’automne donne son signal pour peindre la campagne.

-      Alors, Allez-y les peintres de l’automne ! Mais pas  trop vite ! Pas tout de suite ! Mais tout de même, imperceptiblement, jour après jour, balayez moi tout ce vert dont je commence à avoir assez.

Le défilé de mode de l’automne c’est maintenant !

Alors le jaune s’avance et dit :

-          C’est moi qui commence ?

-          Si tu veux ! Vas-y ! D’ailleurs ? Avoue-le !  Sans rien dire tu as déjà commencé en te faisant aider par les insectes, champignons et autres brigands se nourrissant sans vergogne de cette abondance de chlorophylle !

-          Oui ! Je l’admets ! dit le jaune, à chaque prédateur je confie un pot de peinture avec ordre de peindre un peu l’espace autour de son assiette.

 

-          J’ai fait pareil, avoue en rougissant un peu, le marron. Oui ! Je sais ! Ca ne fait pas propre ! Mais cet univers vert me déprime et moi, on ne fait appel à moi que sur la fin, alors je ne dure pas assez longtemps. A peine les feuilles se parent-elles de ma chaude couleur qu’elles se dessèchent et tombent. Avouez que c’est frustrant ! Alors j’en profite pour m’étaler en petites touches tout au long de l’année.

-          Ce qui n’est pas bien c’est de te faire aider par toute cette vermine !

-          Il faut bien que tout le monde vive, rétorque le marron. Et d’ailleurs ! Les verriez vous toutes ces attaques,  si je n’étais pas là ? Je vous donne l’alerte.

Et même eux sont parfois beaux à voir. Je sais, tout le monde ne se ballade pas avec un microscope. Et pourtant ! Avez-vous observé le réseau de blancheur que tisse un oïdium ? Avez-vous admiré de plus près, la rutilance de la minuscule araignée rouge ?

Qui a regardé les rayures irisées et métalliques du simple doryphore qui se nourrit d’une feuille de vos plans de pomme de terre ?

Alors moi, continue le marron, moi je leur prête ma couleur pour qu’au moins on sache qu’ils sont là !

-          Bon ! D’accord ! Mais n’en abuse pas ! Car si vous continuez, toi et tes copains, il n’y aura

plus de vert les années prochaines et même toi le marron tu disparaîtras pour faire place au seul gris des bûches de la cheminée.

Impériaux et hautains, indifférents à cette controverse sans issue, le rouge et l’orange attendaient.

Eux, c’était le luxe, le luxuriant même ! Depuis longtemps ils s’étaient partagé les espèces nobles : érables, hêtres etc….

Le rouge flamboyant, fraîchement débarqué du Canada, se haussait le col avec ses histoires d’été indien, de forêts immenses et de grands lacs où se mirait sa couleur profonde.

C’est vrai que ce rouge là peint des paysages magnifiques.

-          Mais moi aussi, dit l’orange,

 

-          C’est vrai ! C’est vrai ! On ne t’oublie pas ! Et sous nos latitudes c’est plutôt toi qui donne le ton !

 

-          Avec moi ! Avec moi ! s’insurge le jaune ! Moi je suis là du début à la fin et toi, l’orange, tu ferais bien de te rappeler que tu n’es rien d’autre qu’un mélange de rouge et de jaune !

 

Tout à coup, dans un coin, une voix toute fluette, tellement fluette que le silence s’établit autour d’elle faisait taire le vacarme ambiant.

-          Hé ! Les copines ! Sans moi vous ne seriez pas là ! C’est moi qui donne le signal et pourtant personne ne me voit. Je ne suis qu’une petite hormone mais je n’ai qu’à apparaître et la fabrication de chlorophylle s’arrête !

C’est moi qui mets les pendules à l’heure de l’automne.  A moi le vert obéit ! Je lui dis « Vas-t-en ! » et il s’en va ! Et vous, qui étiez cachées dessous,vous pouvez apparaître.

Qu’est-ce que vous dites de ça ? Petite mais costaud !

Lassée de ce charivari coloré, je fermais mes oreilles à la voix des couleurs  pour ne plus que les regarder, tellement belles, tellement variées. Ensemble chatoyant sans nulle cacophonie.

Dépêchons nous de les dévorer des yeux avant que tous les arbres peints par l’automne ne disent à l’hiver : « Déshabillez moi ! »

 

09/10/2008

De Lisette: La naissance

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Une toute petite Justine de quelques heures dans la main de son papa et le slam qu'avait écrit sa "grand tatie" en novembre 2007 pour une soirée rencontre avec d'autres slameurs de tous âges:

T’es née là, tu sais pas pourquoi?
Tu savais même pas qu’t’étais toi.
Dans l’ventre de ta mère t’étais bien
Nourrie, logée, besoin de rien

Pis un jour on t’as expulsée
T’as même pas reçu d’lettre d’huissier
Sans t’ prévenir on t’a j’tée dehors
Et pourtant t’étais pas d’accord.

Dans un tunnel on t’as poussée,
C’était étroit, t’étais coincée
T’avais mal, t’étais toute froissée,
La tête en bas, tu es tombée

Après le choc, tu as pleuré
Ils ont dit : Bien ! L’a respiré !
Toi t’étouffais, T’étais sonnée
T’avais froid, t’étais tout mouillée.

On t’as lavée, frottée, séchée,
T’étais toujours pas rassurée
Pourtant tout d’un coup t’as perçu
Un bruit qu’était pas inconnu.

Sur le lit où t’étais couchée
Il y avait un cœur qui battait,
L’était plus loin, mais c’est certain
Tu l’ connaissais et même très bien

Une main sur toi s’est posée,
Et doucement t’as caressée
Alors là ! Pas d’doute quelle joie
Elle était là, tout près de toi.

Même si on t’avais mis dehors
T’avais seulement changé de décor
T’avais seulement déménagé,
Est-ce qu’il s’ra plus cher le loyer ?

 
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