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11/05/2010

La mère Cottivaux

Ce vendredi 7 mai 2010, c'était la soirée cabaret!

Dans les ateliers de l'association "Dans tous les Sens" il y a des écrivains qui lisent leurs textes, mais aussi des chanteurs et une fois par an nous nous réunissons pour mélanger chansons et textes écrits. Moi j'ai écrit et lu , bien sûr, vous y aurez droit plus tard, mais j'ai aussi filmé. Voici une de nos vedettes: Marie Louise, qui a créé magnifiquement le personnage de Madame Cottivaux, une résurgence vaudaise de la mère Cottivet, créée elle par Benoist Mary,  qui est une célèbre concierge (on dit pipelette) lyonnaise. Grâce à Marie-Louise, la concierge de la Croix Rousse est venue s'installer à Vaulx en Velin pour une retraite bien méritée.

Cottivet2.jpg

 

 

  Le personnage de la Mère Cottivet est un personnage inventé par Elie Perigot Fouquier qui en écrit les saynètes. Cet auteur humoriste né en 1891, fera de son personnage une truculente concierge aussi connue à Lyon que Guignol. Les premiers sketches de "la Mère Cottivet" sont diffusées sur Radio Lyon en 1927 et le seront sur la radio lyonnaise durant de nombreuses décennies puisqu'il disparaîtra le 18 décembre 1971.
Au delà du succès radiophonique, le personnage est aussi interprété par un homme, Benoist-Mary, déjà habitué des scènes lyonnaises où il se produit depuis le début du siècle dans des sketches comiques en vieux lyonnais.
Benoit Mary naît en 1864 et commence à faire du théâtre dès l'âge de 16 ans. Il a, dès le début, une prédilection pour les rôles féminins. Il va créer sa propre compagnie et se produire dans toute la France avec son accent de gone lyonnais. De la mère Toinon à la célèbre mère Cottivet, ce sont toujours des femmes issues de milieux modestes qu'il aime interpréter. Il disparaîtra en 1944
.

Je vous l'avais déjà présentée sur ce blog. La voici "en action". Tout y est! Le style, l'accent! tout....

 

Une vraie vedette notre Marie Louise.

 

 

06/05/2010

Pour Frédérique

Notre atelier des agénaires fait partie de l'association "Dans tous les Sens".

Nous, nous écrivons, mais une association ça se gère et pour cela nous avons de gentilles petites secrétaires qui ont rêvé de "travailler dans la culture" et qui souvent se retrouve le "nez dans les factures" . Ce boulot, Frédérique le faisait jusqu'au jour où elle dut s'arrêter pour mettre au monde un petit bébé qui vient de naître et s'appelle Ethem.

Voici un petit film, "sur" et "pour" Frédérique, accompagné par une de mes idoles en écriture: Grand corps Malade.

Suivra un petit poème que j'ai écrit pour Ethem.

Ethem,  ton nom rime avec poème

C’est une rime douce,

Normal ! Car ta maman

Douceur et gentillesse, elle n’en manque pas !

Ethem ! ton nom rime avec crème

Toujours de la douceur, je te l’ai dit déjà !

Ethem ! tu seras fort en thème

Et même si comme chacun, tu auras des  problèmes,

Il faudra les résoudre et tu assureras !

Ethem ! Moi la pure dauphinoise, bien les pieds dans sa glaise

J’avoue que ton prénom, je ne connaissais pas !

Alors je vais l’écrire comme je le comprends

En français, le voilà,  c’est ainsi que j’ l'entends :

E’t’aime,  è’t’aime, alors on va t’aimer !

 

 

05/05/2010

ma guerre: La traversée du Rhône

1940, Avant l'armistice,  Les envahisseurs continuent à descendre vers le Sud! La grande ville la plus proche c'est Lyon, dont le maire est Edouard Herriot. Les combats continuent. Les militaires français continuent à se défendre. Voir par exemple http://www.farac.org/php/article.php3?id_article=70.

Mais le Maire de Lyon déclare la "ville ouverte". Ce qui arrête l'invasion et, l'armistice signée par Pétain, qui suit, arrête tout!

Cependant,avant cela, malgré de nombreuse tergiversations, , les militaires français décident de faire sauter les ponts sur le Rhône, dont celui de Condrieu. Voilà donc notre pont:

Pont_de_Condrieu_detruit_en_1940-2-750b9.jpg
J'ai retrouvée cette carte postale dans un courrier de ma mère à ma grand mère. Le courrier disait" Voilà notre pauvre pont"
D'un côté Condrieu dans le Rhône! De l'autre les Roches, dans l'Isere. Le Rhône, à l'époque, était du genre "torrentueux". Pas question de le traverser facilement. Mais comme les humains sont inventifs, ils ont utilisé des bacs à traille: un cable reliait les deux berges et un bac y était accroché et permettait la traversée du fleuve sans être entraîné par le courant.
Je n'ai pas retrouvé d'image de la traille de Condrieu mais j'ai une photo de celle d'Ampuis (le vin Côtes Rôties, vous connaissez?), un village à 5 kms
bac.jpg
Alors, avec ma maman Berthe, quand on voulait aller à Vienne, de l'autre côté du Rhône (souvent pour de histoires de tickets plus avantageux dans l' Isère, on prenait la traille, c'était comme le bus!). Voici donc un de mes souvenirs personnels, écrit à l'atelier d'écritures:

Cependant, il y avait un hic, il n’y avait plus de pont car les combattants les avaient fait sauter en 40 pour freiner l’avance ennemie. Je crois bien qu’il n’y avait plus un seul pont sur le Rhône du sud de Lyon à Marseille.

Pas question d’aller de l’autre côté à la nage ou en barque. Seuls ceux qui n’ont pas vu le Rhône à cette époque pourraient avoir cette idée saugrenue. Le fleuve Roi, descendant tout droit des Alpes Suisses et pas encore calmé par les barrages qui jalonnent son cours aujourd’hui, restait torrentueux et difficilement navigable, avec des crues importantes dont les riverains et en particulier les habitants de Condrieu devaient s’accommoder.

Alors on avait ressorti « les bacs à traille » des temps anciens. La traille c’était un fil métallique reposant sur des piles ou des flotteurs auquel était accroché par une poulie un bac à fond plat. Habilement dirigé et lancé, le courant du fleuve lui faisait décrire un arc de cercle et conduisait en douceur les passagers d’une rive à l’autre.

Ce jour là, Berthe et Lisette et le vélo prennent donc la « traille » pour aller à Vienne. D’autres personnes embarquent avec elles et, en particulier, un marchand avec un cheval et une charrette bourrée de ballots de laine.

-     Avancez vers le fond,  lui dit le pontonnier, et dételez le cheval !

Pendant que le marchand obtempérait, flattant de la main l’animal pas très rassuré sur ce sol mouvant,  le passeur s’employait à faire tourner le bac à traille en poussant sur le fond avec une longue gaffe. Le bac prenait son chemin dans le courant, quand tout à coup, la charrette, trop chargée et mal calée se mis à rouler toute seule vers la passerelle pas encore remontée et bascula dans le Rhône devant les yeux effarés des voyageurs, dont les miens. Les nombreux ballots dont elle était chargée s’éparpillèrent au gré du courant formant une flottille inattendue.

J’ai suivi longtemps du regard ces ballots flottants qui ont fini par disparaître à l’horizon du fleuve.

Je ne me souviens pas de la tête que faisait le propriétaire de la charrette, ni de ce qu’il a fait de l’autre côté, tout seul avec son cheval ! A-t-il tenté de récupérer ses ballots en aval ? En ces temps de pénuries, ils n’ont certainement pas été perdus pour tout le monde et certains ont du bénir cette manne que le fleuve leur apportait, quelle qu’en soit la nature, car tout était bon à récupérer en ce temps là.

 

Voilà! comment on voit les choses quand on est une petite fille en ce

 

temps là

 

 

 
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