logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

24/04/2010

Ma guerre ch3 printemps 40

Voulez vous continuer à suivre les aventures de la petite Lisette? J'espère que vous aurez le courage de me lire. Après Noël 39, il y a le printemps 1940. Les allemands sont arrivés par le Nord, en contournant la ligne Maginot. Jusqu'à juin 1940, à la signature de l'armistice ce fut une bataille féroce dans toute cette partie de la France et les gens de ces villes et village ont fui devant eux essayant de devancer l'avancée des allemands. L'épisode que je raconte ici se situe à cette période du préenvahissement de notre région: des réfugiés sont arrivés mais pas encore les allemands. Mais ils ne vont pas tarder. Cette photo issue du Net illustre le chassé croisé des soldats (français ou anglais?) partant pour le front et des réfugiés qui fuient la zone des combats

Exode.JPG
Voici donc le chapitre 3 que j'ai appelé:
A l'heure où l'on range les drapeaux et où on ferme les volets!

La ligne Maginot  enfoncée, le nord et l’Est de la France envahis, les armées françaises et anglaises impuissantes à contenir la déferlante « vert de gris », ont laissé la place, acculées aux falaises de Douvre. Parmi tous ces soldats vaincus, ceux qui ont pu se sont embarqués en catastrophe pour l’Angleterre, entassés à la va-vite dans tout ce qui pouvait flotter et les autres ont tendu leurs mains vers la captivité. Certains, cependant, utilisant toutes les ressources du Système D, dans le désordre de cette débâcle, ont réussi à prendre la poudre d’escampette et à rentrer chez eux quitte à risquer une vie difficile de déserteurs.

Les vert de gris eux s’étalent ; leur pas de l’oie rythmé les conduit progressivement vers le sud de la France. Ils savourent leur victoire, traversant tête haute les beaux villages français où les volets se ferment les uns après les autres au fur et à mesure de leur arrivée.

Comme ils ont du la voir vide la campagne française !

Leur marche triomphante pousse devant eux des cohortes de réfugiés, issus des zones de combat,  chargés d’un maigre bagage : vieillards, femmes et enfants surtout. Emportés par le front de cette vague meurtrière, ils fuient sans regarder en arrière vers le Sud encore libre, grappillant ça et là, au long de cette errance, nourriture et accueil auprès des habitants.

C’est ainsi que chez mes grands parents, Marie et Léon une de ces familles de réfugiés s’était installée. Puisque nous étions là aussi maman et moi, on les avait logés au deuxième étage, au grenier, dans la chambre de mon placard vert qui était encore habitable à cette époque, du moins pour y coucher. Lire la suite.

 

Comme je vais vous raconter une histoire de biberon, voici pour illustrer les biberons que j'ai du avoir en 1940

 

Biberon Pyrex2.JPG
biberon pyrex1.JPG
Je ne savait pas que le verre Pyrex était aussi ancien.
Et n'oublions pas la tétine:
tétine.JPG
Si par hasard un petit garçon alsacien de 70 ans, lis cette histoire et qu'à lui, on lui a raconté, comme à moi, ce fait de guerre, qu'il n'hésite pas à se faire connaître!
Et puis une chanson de l'époque de Rina Ketty que je ne connaissais pas mais qui illustre bien le départ forcé de tous ces pauvres gens
 

 

23/04/2010

Ma guerre Ch. 2 (fin 1939)

Imaginez! Imaginez seulement cinq minutes le traumatisme d'une population, lorsqu'elle voit apparaître sur les murs ce type d'affiche:

ordre de mobilisation.jpg
2 septembre 1939, juste à la rentrée des classes pour ces écoles que nous a présentées récemment fjegou . Moi je n'y allais pas encore. Tout d'un coup, les familles se sont trouvées bouleversées. Les hommes, les maris, les frères, les fils devaient partir en suivant les ordres indiqués sur leur livret militaire. J'ai retrouvé celui de mon père . Sur la première page centrale, il est dit qu'il est en départ différé de 30 jours. En effet, la SNCF doit assurer le transport des troupes et a donc besoin de ses cheminots. Sur la page suivante cela est écrit. Mais ensuite, il doit se rendre à la Caserne Dode à Grenoble.
Je vous laisse apprécier le détail du paquetage à prévoir pour les militaires, ( jusqu'aux caleçons qui peuvent être en cretonne), pour partir à la guerre:
Livret militaire Léon HJ4.jpg
A Noël, avec ma maman Berthe, nous avons pris le tran pour aller le voir dans sa caserne. Voici mes souvenirs:

Elles sont allées voir Léon à Grenoble où il est mobilisé.

 

Elles, c’est Berthe et Lisette qui a deux ans et demi. Elles ont pris le train, une fois de plus, ce moyen de communication si familier de mon enfance. Il y avait beaucoup de monde et c’était un train, pas une micheline. Un vrai train avec une locomotive à vapeur, une grosse locomotive noire dont on apercevait le mécanicien et le chauffeur tout aussi noirs que la locomotive, passant la tête à chaque gare pour vérifier que tout allait bien. Les wagons eux étaient verts avec des compartiments tous munis d’une porte individuelle avec une poignée de cuivre doré. Pour y accéder il y avait deux marches très hautes, trop hautes pour les jambes de Lisette qui avait du se faire porter. Sur le quai, le chef de gare avait la lourde tâche de vérifier, avant de donner le coup de sifflet du départ, que toutes les portes étaient bien closes.

A Grenoble, la caserne Dode et il travaillait au bureau des Effectifs. Lire la suite

 

Et retrouvez moi en photo avec mes genoux en dedans et mon doigt dans le nez, devant le café hôtel où nous avions couché, maman et moi

Lisette à Grenoble hiver 39.jpg
Et mon père Noël de 1939
DSCN2350.JPG
A suivre....

 

22/04/2010

Ma guerre chapitre 1

Ca y est je me lance. Je vais vous raconter, à petites doses, mes souvenirs d'enfance, c'est à dire "Ma guerre" car je suis née en 1937 et j'avais donc deux ans quand la guerre a commencé.Ce sont mes souvenirs, aidés de ce que ma maman Berthe et mon papa Léon m'ont raconté.

Rien de tragique dans notre histoire, mais seulement celle d'une famille de français moyens sous le joug de l'occupant. En zone libre jusqu'en 1942. Mon père était cheminot, à la gare de Condrieu dans le Rhône et mes grands parents habitaient à Ruy, dans l'Isère.

Deux photos d'abord: Une où je suis un bébé, dans mon landeau gris, prise à Grigny, en fond les cités du Chemin de Fer ma première maison, Mon père travaillait au triage de Badan. avant d'être mobilisé puis, en 1940 d'être nommé à Condrieu (69)  où fut prise l'autre photo, avec mon papa habillé en cheminot.

Lisette à Grigny.jpg
Avec Léon en Cheminot.jpg
Voici donc le chapitre 1 du texte que j'ai écrit il y a quelques années déjà, à l'atelier d'écriture.

 

Lisette-1-J’ai deux ans et 2 mois  et c’est la guerre !

 

Depuis que je suis née, des nuages noirs n’ont pas cessé de s’accumuler au dessus de ma tête sans que je n’en sache rien !

Pour moi, vu du landau gris acheté 600Francs par mon grand père,  le père Sandre, ou de la poussette où je me faisais trimbaler par ma maman Berthe, le ciel m’avait seulement fait découvrir de belles couleurs : le bleu, le jaune, le rose ou l’orange et parfois même du rouge certains soirs. J’avais suivi avec intérêt le mouvement des nuages, ces boules de coton blanc qui prennent tout de sorte de formes, et tendu la main pour sentir le mouillé de la pluie lorsque le ciel devenait gris.  Rien d’inquiétant, en somme... lire la suite
 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique