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14/06/2013

Des nouvelles des agénaires

Je vous ai bien laissés tomber mes amis blogueurs. Je n'avais plus ni le temps ni l'envie.

Et puis notre atelier des Agénaires a bien changé. De deux ateliers d'écritures de retraités nous n'en avons fait qu'un seul car beaucoup sont partis.... certains définitivement, d'autres parce que l'âge ou la maladie ne leur permet plus d'écrire où de se déplacer.

Cependant nous continuons quand même à nous réunir autour de textes que nous nous lisons.

Mon histoire d'enfance s'étire dans le temps. Je reviendrais vous en parler.

Pour ce retour je suis venue vous présenter le blog tout neuf d'une de mes amies d'atelier: Monique

qui viens de sortir son premier roman.

Voici l'adresse de son blog: http://apresleonzemars.blog50.com/

livre monique.jpg

 et la couverture de son roman.

Pour le moment c'est un ebook à télécharger sur une liseuse.

Les liseuses, je m'y suis mise et je trouve ça génial.

J'ai relu grâce à ça des tas de bouquins anciens que l'on trouve gratuitement sur Internet.

Je sais aussi mettre mes propres écrits sur ma liseuse.

Je reviendrais vous en parler

A bientôt

23/01/2011

Papillon de nuit

Voici une petite nouvelle que j'ai écrite à l'atelier d'écriture récemment:

 Papillon de nuit

-         Absurde ! De plus en plus absurde, se disait Mathieu, essayant de rassembler ses idées embrumées. 

Au sortir du sommeil, au lendemain d’une soirée de «  murge » avec ses potes, c’était mission impossible.

-         Qu’est-ce qu’il me dit ce flic ? Que j’ai été assassiné ? Que ma teigne de voisine, la mère Pitiot, a tout vu ? Qu’on a arrêté l’assassin, qu’il a avoué et que mon ADN était sur le couteau ?

Dans sa tête tout se mélangeait. La drogue, l’alcool (combien de vodkas ? un certain nombre).

Les pièces du puzzle s’agitaient dans tous les sens et rien ne collait ! C’était quoi cette embrouille ? Si seulement sa migraine s’arrêtait. Et l’autre imbécile, là-devant, qu’est-ce qu’il lui voulait ? Complètement « ouf » ! Surtout pas le contrarier, au cas où il deviendrait méchant !

-         Bon ! D’accord ! Je suis mort ! Dit-il soudain à l’inspecteur ! Maintenant, laissez-moi, car j’ai un terrible mal de tête. Je voudrais bien prendre une aspirine et retourner me coucher en attendant que ça passe.

Se dirigeant vers la cuisine, il allait subrepticement rassembler les restes de la débauche de la soirée, mais l’inspecteur ne le lâchait pas d’une semelle.

-         Ou allez-vous ?  Stop ! Ce n’est pas là que vous devez être !

-         Comment ça ? Où est-ce que je dois être ? Je vous dis que je vais prendre une aspirine et retourner dans mon lit.

-         Vous devez être couché là,  entre le canapé et le fauteuil.

-         Sur le carrelage ? Vous allez bien ? C’est dur et c’est froid !

-         C’est pourtant bien l’endroit où on vous a trouvé assassiné et il est interdit de modifier la scène de crime.

Tout d’un coup Mathieu  fut réveillé !

-         Mais il est vraiment fou ce mec ! Il ne voit pas que je suis vivant et bien vivant.

-         Eh ! Monsieur l’inspecteur ! Avec tout le respect que je vous dois, dans votre carrière, vous en avez vu beaucoup des morts, debout sur leurs deux pieds,  qui parlaient et qui marchaient ?

-         Là n’est pas la question ! Monsieur ! Ce n’est pas à moi de décider ! Je ne fais qu’obéir aux ordres et accomplir ma mission qui est de protéger la scène du crime. Mon administration vous a identifié grâce à vos empreintes et à votre ADN, elle a enregistré  votre décès, lorsque la police scientifique a donné ses conclusions. Ils sont forts les experts aujourd’hui et s’ils ont dit que vous êtes mort, vous êtes mort ! Alors je vous en prie, ne dérangez pas ma scène de crime ou c’est moi qui vais avoir des ennuis ! Je risque mon avancement vous savez !

-         Ca c’est la meilleure ! Malgré ce que votre administration a décrété, vous savez bien faire la différence entre un vivant et un mort tout de même ?

-         C’est pas mon boulot ! C’est le médecin qui décide. Il y en a un qui est venu tout à l’heure et il a signé pour dire que vous étiez mort, même qu’ il a demandé une autopsie vu qu’il y avait meurtre. Nous attendons un brancard qui doit vous emmener directement à la morgue, alors je vous en prie, reprenez votre place, là, sur la marque de craie et, attention, bien dans la même position. C’est l’expert en chef qui l’a faites et il est extrêmement maniaque, il  faut que le mort rentre bien dedans !

-         Monsieur, je vous en prie ! Laissez moi aller dans mon lit, j’ai mal au crâne ! Je peux bien être mort dans mon lit ?

-         Non ! Non ! C’est-ici !

Et d’une main ferme il obligea Mathieu à se coucher entre les marques de craie, lui repliant les jambes en position fœtale pour qu’elles soient bien dans le dessin.

Mathieu n’avait plus de réaction, il se laissa faire docilement. Le froid du carrelage lui fit même du bien à la tête. Il y écrasa sa joue en feu. Son bras gauche était coincé sous son corps et il essaya de le bouger pour avoir une position plus confortable.

-         Non ! Non ! Pas comme ça rectifia l’inspecteur ! Votre bras était dessous !

Fataliste, Mathieu  accepta.  Il tint la position, le bras plein de fourmis.

Au bout d’un moment, son gardien bien planté au dessus de lui, immobile, presqu’au garde à vous, tel un Horse Guard de la reine d’Angleterre, Il commença à s’engourdir et ses yeux se fermaient sans qu’il puisse résister.

Dans sa tête les pensées s’enchevêtraient :

-         Il dit que je suis mort ! Peut-être que je suis vraiment mort ? Je ne suis jamais mort avant, alors comment puis-je savoir comment on est quand on est mort ? Ce policier doit savoir de quoi il parle. Il est tout le temps sur des scènes de crime ! Moi à part ma vieille tante Adèle qui avait 98 ans que j’ai vu morte dans son lit et qui avait l’air de dormir, je n’ai jamais vu de mort.

Tout d’un coup son mal de tête disparut ! Il se sentit soulagé, il lui sembla qu’il renaissait.

Dans sa tête une phrase d’un livre qu’il avait lu récemment, se mit à lui tourner dans la tête :

-          « La réalité c’est ce qu’on croit ». Ma réalité d’aujourd’hui c’est quoi ? Je n’ai plus mal à la tête et je suis mort ?

Alors ! En fin de compte, on est mieux mort que vivant !

Et, sans s’en apercevoir, il s’endormit.

Les brancardiers qui arrivèrent une demi-heure après chargèrent sur le brancard un corps inerte et déjà presque froid. La fermeture éclair de la housse mortuaire se referma sur son visage avec un crissement léger.

A la morgue, le légiste conclut à une mort par arme blanche. Le couteau avait transpercé le cœur.

Aucun autre organe n’avait été touché.

-         Un mort sans problème conclut-il en recousant le torse.

-         Eteins cette lampe et ferme la fenêtre dit-il à son assistant, ou on va se faire bouffer par les moustiques.

Le papillon de nuit qui tournait autour de la lampe chirurgicale, s’envola par la fenêtre vers la lumière du lampadaire et personne ne fit attention à lui.

Les papillons de nuit s'envolent vers la flamme

Comme aux feux de l'amour s'en vont toutes les âmes.....

Comme

 

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25/10/2010

e pericoloso sporgersi suite 5

E pericolos sporgersi

Chapitre 5

Dans les vorgines

vorgines s. f. pl.

Marécage herbeux ou herbu. Roseaux en bord de rivière.

 

Une fois rassasiées de leurs sandwiches, Lisette et Sylviane réalisèrent tout d’un coup,  qu’elles étaient vraiment dans la M… La nuit était tombée et le noir était vraiment noir. On voyait les étoiles comme elles ne les avaient pas vues depuis longtemps. Il faisait beau, heureusement ! L’air était un peu frisquet et elles durent sortir des valises les polaires qu’elles avaient eu la précaution d’emporter.

Le fleuve qui  coulait non loin de là, faisait bruire les cailloux qui roulaient sous le courant.

Un peu inquiétant tout de même, au point de les rendre silencieuses. Des buissons venaient des bruits suspects.

-          T’es sûr qu’il n’y a pas de serpent dit Lisette craintive ?

-          Bof ! Ils dorment, la rassura la courageuse Sylviane qui venait cependant de sortir son drap de bain pour l’étendre sur l’herbe

-          Heureusement qu’on a ça ! dit Lisette qui en fit autant.

-          Ah ! Dis Sylviane ! Il faudrait que je trouve un coin pour faire pipi. Ca commence à devenir urgent !

Elle se fraya un chemin dans les roseaux pour s’isoler un peu plus loin. A son retour, elle dit :

-          Ecoute ! C’est bizarre ! De ce côté, on dirait qu’il y a quelqu’un qui pleure. J’entendais renifler !

Tendant l’oreille, elles perçurent en effet des bruits de sanglots, comme quelqu’un se retenant de pleurer mais ne pouvant s’en empêcher !

-          Mince, alors ! Qu’est-ce que c’est ? On va voir ? Prends ta torche !

Prudemment, elles écartèrent les branches touffues.

-          Par là ?

-          Non, plus de ce côté, attention qu’il n’y ait pas d’eau ! Ah ! La barbe ! Je suis accrochée à une ronce !

Tout d’un coup, elles n’entendaient plus rien. Puis ! Un sniff… tout près d’elles  leur fit découvrir, dans le creux d’un saule, recroquevillée sur elle-même, la tête dans les bras et sur les genoux, une jeune fille toute seule, qui les devinant plus que les voyant, amorça un mouvement de fuite.

Elle paraissait vraiment terrorisée !

-          N’ayez pas peur, lui dit doucement Sylviane. On est des vieilles dames, on ne va pas vous faire de mal.

-          Vous vous cachez, vous aussi ou bien vous me cherchez ?

-          Pourquoi, on vous chercherait ? On ne vous connait pas ! Non, nous sommes venues ici pour dormir parce que le train que nous avons pris pour aller à Lyon, s’est arrêté en gare du Teil et ne repartira que demain matin. Nous voulions être tranquilles car à la gare c’est la cohue !

-          Ah ! Bon ! Mais ! Pitié ! S’il vous plaît ! Ne dites à personne que je suis là ! C’est l’horreur ! Ce qu’ils nous on fait !

Mise en confiance par leurs regards compatissants elle leur raconta son histoire :

-          Regardez ce qu’ils m’ont fait, sanglota-t-elle en enlevant le foulard qui recouvrait sa tête.

-           A la lueur bleutée de la torche elle leur dévoila un crâne entièrement rasé.

-          Mon Dieu ! S’exclama, Sylviane ! C’est la chimio ! Vous avez un cancer ?

La jeune fille la regarda d’un air interloqué ?

-          Un cancer ? Pourquoi ? Je vous ai dit : regardez ce qu’ils m’ont fait ! Eux ! Les salopards ! Les ignobles brutes ! Ils m’ont traînée dans la rue et devant tout le monde, ils m’ont tondue.

-          Tondue ?

-          Tondue, oui tondue ! Ils criaient : A la tondeuse, la pute du notaire ! T’en as bien profité, salope, maintenant c’est à toi de régler la note !

-          Pourquoi, ils disaient « la pute du notaire ?

-          Eh ! Bien ! Voilà mon histoire ! Elle est longue et triste.

Elle s’appelait Colette et elle avait 22 ans, elle venait d’un petit village des environs où elle avait épousé, contre l’avis de ses parents,  Roger, un beau garçon, dont elle était tombée éperdument amoureuse, un copain d’enfance qu’elle avait connu à l’école.

Il était brave homme, Roger, travailleur, il travaillait comme électricien, dans le bâtiment, mais malheureusement il ne crachait pas sur la bouteille, se laissant souvent entraîner par les copains. De plus il était jaloux et se faisait un tas d’idées, reprochant à sa jolie Colette la moindre des coquetteries.  Quand il rentrait, énervé et fatigué et  souvent imbibé, il devenait colérique et il avait souvent levé la main, sans la taper, mais en criant sur elle. Elle encaissait, trouvant cela injuste,  mais ne comprenait pas, car elle aimait son mari et lui était fidèle. Pour cela elle lui avait souvent pardonné, n’allant jamais se plaindre même auprès de ses parents qui lui aurait dit « On te l’avait bien dit ! ».

Quand la guerre arriva, mariée depuis un an à peine, c’est avec douleur qu’elle le vit partir sur le front de l’Est. Il fut fait prisonnier lors de la bataille des Ardennes et depuis il était quelque part en Allemagne. Elle avait eu une lettre, qui lui avait été transmise par un prisonnier évadé en 1942 d’un camp situé près de Dachau  où , semble-t-il, il était détenu.

Isolée, sans ressources, il avait fallu qu’elle trouve du travail.

Comme elle était avenante et habile elle fut engagée comme femme de chambre par Madame Colombet,  la femme du notaire. Une femme douce et gentille, contrairement à sa pourriture de mari. C’était un vieux cochon, qui ne cherchait qu’à s’enrichir quelles que soient les circonstances. Alors ! Il avait pris le côté des plus forts. Il était bien sûr Vichyiste. Il avait fait jouer toutes ses connaissances en place et il s’en mettait plein les poches en négociant les possessions de ceux qui étaient partis, les juifs, entre autres.

Colette, fut bien sûr engagée, avec l’accord du notaire, parce qu’elle était jolie. Elle accomplissait son travail avec conscience car elle était heureuse de faire plaisir à madame, mais son mari  le  notaire,  amateur de jolies filles et plutôt lubrique, lui tournait autour, compliquant sa tâche.

-          Monsieur ! Je vous en prie ! Je suis mariée ! Mon mari est prisonnier !

-          Viens ma belle ! Il n’en saura rien ! Je te ferais des cadeaux !

-          Non ! Monsieur ! Merci ! Je n’en veux pas ! Mon travail me suffit ! Madame m’attends !

Et elle s’esquivait, trouvant des excuses.

Le notaire devenait de plus en plus excité devant sa résistance. Elle n’osait pas raconter ses avances à la si gentille madame, alors elle rusait de plus en plus, mais un jour qu’elle dormait, le  vieux s’introduisit dans sa chambre et de force réussit à assouvir son désir. L’acte terminé, il lui dit : Si tu souffles un seul mot, je te fais accuser comme résistante et tu seras arrêtée.

Elle n’avait rien dit. Son tortionnaire avait renouvelé son acte plusieurs fois, lui rendant visite dans son lit, alors qu’elle était clouée et honteuse.

Un jour, pourtant, alors que son ventre s’arrondissait, elle lui dit :

-          Je crois que je suis enceinte ! Qu’est-ce que je vais faire ?

-          Sale pute ! Tu vas dégager ! Vite fait !

Puis, il réfléchit ! Madame ne pouvait plus avoir d’enfant depuis qu’elle avait fait plusieurs fausses couches. Ne serait-ce pas la bonne occasion d’un petit voyage en Suisse ?

Colette, n’y comprenait plus rien ! Terrorisée, elle en parla à sa meilleure copine, Josette, lui racontant toute l’histoire.

-          Tu en as bien profité du notaire, lui dit celle-ci ! Tu vas voir la tête qu’il va faire ton Roger au retour, quand il apprendra ça !

-          Non, je t’assure, je n’ai pas cherché, je me suis défendue. J’aime mon Roger et je n’ai jamais cherché à le tromper.

-          On dit çà ! On dit çà ! Mais ton notaire ! Il t'a bien gâtée!

Lisant dans les yeux de Josette ce que tout le monde allait penser d’elle, Colette rentra à la maison désespérée.

Madame l’attendait, avec un air grave. Apparemment elle était au courant !

-          Venez ma petite ! On va arranger ça !

Le séjour en Suisse dura le temps de la grossesse et de l’accouchement ! Madame revint avec un beau garçon dans les bras dont Colette fut la nourrice. Tous les notables félicitèrent Madame de son beau bébé. Le fils du notaire ! Un bel héritier.

 

 
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